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Le zéro déchet (ou presque) dans la garde-robe

L'industrie de la mode, industrie bien plus que polluante.

 

"En l'espace de 15 ans, la consommation occidentale de vêtements a doublé, alors que nous les conservons deux fois moins longtemps. L'industrie du textile est devenue un pollueur majeur tout en exploitant la misère sociale." Le fast fashion est maintenant devenu la norme dans les boutiques : Renouvellement extrêmement rapide et sans interruption des nouveautés en magasin pour suivre la mode, éphémère.

 

Savais-tu que chaque année, 150 milliards de pièces de vêtements sont créées ?

 

C'est ÉNORME. Sans parler de la qualité inexistante et que ces pièces sont créées par des personnes sous-payés, dans d'atroces conditions. On comprend ensuite pourquoi les grandes compagnies peuvent se permettre de vendre des chandails 2 pour 20$, des leggings à 8$, etc....

 

Combler un besoin ou un vide ?

 

Il y a pas très longtemps, en 2012, j'occupais un emploi que je détestais et une relation dans laquelle je me sentais brimée. Étouffée. Je faisais un bon salaire. Je payais plus que le 3 quart de nos choses, puisque je travaillais plus. Je faisais des douze heures par jour, 5 jours par semaine. Mon travail était devenu ma dépense d'énergie, pour être loin de chez moi. Alors que je pensais rouler sur l'or, je n'ai pourtant jamais réussis à économiser durant cette période. C'est le temps de ma vie où j'ai fais le plus d'argent et où j'en ai eu le moins. Toutes les fins de semaines, sans exception, je partais magasiner. À St-Bruno, à Montréal, name it. Je m'achetais des dizaines de chandails, des livres, des souliers, des foulards... Tout ce que je voyais, je le prenais. Aujourd'hui, je n'ai pratiquement plus rien de cette période. Ce n'était pas du tout des coups de coeur, loin de là. C'était seulement mon passe-temps. Magasiner. Fuir. Fuir mon appart, ma vie en général. Je ne pensais à rien quand je magasinais. Je me sentais en contrôle. J'étais bien. Puis, je rentrais chez moi, les bras pleins de sacs et je me sentais toujours aussi vide. Imagine, je n'étais surement pas la seule à errer dans les centres d'achats à la recherche d'objets pour combler l'emploi que je n'aimais pas ? Y me semble, je devais pas être la seule ? Ça fait beaucoup d'achats impulsifs si on pense à toutes les personnes que l'on connait qui n'aiment pas leur job...

Comment remédier à la situation ?

 

Inutile de se cloîtrer chez soi en maudissant les grandes surfaces! On peut choisir chaque jour, de les encourager ou non. (Et si jamais, tu as VRAIMENT besoin de quelque chose que tu ne trouves pas dans les alternatives ci-dessous, cela ne fait pas de toi une mauvaise personne hen!)

 

  • Acheter seconde main : Faire le tour des friperies du quartier ou acheter en ligne sur les plates-formes disponibles. Y'a rien comme le sentiment d'avoir trouvé un petit trésor :) 
  • Faire une soirée d'échange avec ses amies : Un samedi soir, une bonne bouteille de vin, des amies rassemblées, prêtes à échanger les pièces qu'elles ne veulent plus. Ça fait une super soirée et c'est gratuit ! :)
  • Réparer au lieu de racheter : Pourquoi pas demander à ta mère de t'apprendre à coudre ? On peut facilement réparer nos pièces favorites ensuite. Un bouton, un jeans déchiré, des bords de pantalon à faire... On évite de jeter et de surconsommer.

Également, tu peux faire l'équation de +1 = -1 Je m'explique : Avant, je dévalisais les friperies. (Visiblement, j'avais vraiment un problème avec ma relation de magasinage hahaha) Ce qui faisait que le résultat était semblablement le même : Mon garde-robe débordait encore. Bien qu'il était rempli de vêtements seconde main et donc, à impact environnemental moins grand, reste que je sur-consommais encore. Depuis un an, j'utilise ceci : Si j'achète UN vêtement, je DONNE un vêtement. C'est simple hen? Un nouveau morceau entre, un qui sort. Mon appartement fonctionne comme ça. Que ce soit pour les meubles, les vêtements, les décorations. Comme ça, on ne croule pas sous une tonne d'objets inutiles. :) 

Revenir à l'essentiel

 

Avant de partir en voyage, je n'avais jamais eu conscience de tout ce que l'on pouvait accumuler. Mon amoureux, étant habitué de voyager avec son packsac m'avait prévenu ; N'achète pas un trop gros sac. Tu vas apporter pleins de choses inutiles et tu vas te blesser au dos. Étant une fille qui n'avait jamais voyagé, j'me disais bien "ben oué ben oué."

 

Au cours de ces 9 derniers mois, j'ai TELLEMENT donné de choses en cours de route hahaha. Parce que j'étais tannée de les trainer. Je ne les portais pas. Rendue en Italie en Février, j'avais littéralement deux paires de pantalons, deux t-shirts et un chandail chaud. Un imperméable. Des bottes de randonnée achetée en France après que mes sandales aient rendues l'âme en montagne.... Et des petits souliers passe-partout comme la photo. C'est tout ce dont j'avais besoin.

 

En revenant au Québec en mars, y faisait beaucoup plus froid qu'à Poligny, en France. (-3 degrés vs 20 degrés haha) Je me suis donc offert deux chandails chauds, de chez Bon magasinage. Une friperie en ligne, hyper accessible. Merci encore Jenny pour les beaux chandails !

 

Le zéro déchet est un long processus d'apprentissage. Sois patient avec toi-même xx